En 2026, les professionnels du BTP spécialisés dans le déplombage ou le traitement de la mérule se heurtent systématiquement à des refus d’assurance décennale. Ces blocages, justifiés par un risque sanitaire avéré, mettent en péril la viabilité de leurs activités. Pourtant, ces missions restent vitales pour la réhabilitation sécurisée des bâtiments. Les assureurs basent leurs décisions sur la solidité des structures et l’impropriété à destination, des critères difficilement respectés dans ces contextes. Cette situation concerne particulièrement les artisans engagés dans l’assainissement, les rénovateurs de patrimoine ou les professionnels traitant les champignons xylophages. Existe-t-il des solutions pour contourner ces refus ?
Pourquoi les assureurs refusent-ils d’assurer le déplombage et la mérule en décennale ?
Les refus d’assurance pour les activités de déplombage ou de traitement de la mérule s’appuient sur deux critères juridiques principaux : la reconnaissance de solidité des ouvrages et l’aptitude à l’usage du bâtiment. Un chantier de déplombage expose à des risques résiduels de contamination par les plombs, or la décennale exige une maîtrise totale des désordres sur dix ans. De même, un traitement contre la mérule, même réalisé conformément aux normes, n’élimine pas entièrement le risque de récidive, ce que les assureurs considèrent comme une faille exploitable. Les sinistres passés jouent ici un rôle dissuasif : les dossiers de réclamation pour mérule représentent désormais 12% des litiges en décennale selon la FFSA. Les professionnels se retrouvent ainsi dans un cercle vicieux : sans assurance, impossible d’accéder aux marchés publics ou aux garanties légales obligatoires.
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Questions fréquentes
L’activité de déplombage est-elle toujours exclue de la garantie décennale en 2026 ?
Non, mais les conditions sont drastiques. Les assureurs exigent désormais une certification officielle du professionnel, une traçabilité totale des étapes (analyse préalable, intervention, rassemblement des déchets) et une limitation temporelle du risque. Les garanties restent rares pour les interventions en milieu confiné ou sur des bâtiments anciens non diagnostiqués.
Quels documents faut-il fournir pour convaincre un assureur sur un traitement de mérule ?
Un dossier type comprend : un diagnostic initial réalisé par un expert certifié CTBA+, un rapport d’intervention détaillé avec méthodes et produits utilisés, des photos avant/après, et une attestation de fin de chantier. Les assureurs vérifient aussi la conformité aux DTU et aux normes NF EN 335 relatives aux durabilités du bois. Plus le dossier est complet, plus les chances d’obtenir une couverture augmentent.
Les auto-entrepreneurs en traitement de bois peuvent-ils souscrire une décennale malgré les refus récurrents ?
Oui, mais sous conditions. Les profils expérimentés avec des antécédents de souscription réussis sur des chantiers similaires sont légèrement favorisés. La taille de l’entreprise compte : un auto-entrepreneur isolé aura plus de difficultés qu’une structure dotée d’un historique de maîtrise des risques. Les solutions existent via des courtiers dédiés aux micro-entreprises spécialisées.
Que faire en cas de refus d’assurance décennale pour déplombage ?
Trois actions prioritaires : 1) Faire appel à un courtier spécialisé pour examiner les alternatives de garanties segmentées ; 2) Proposer une note de prévention renforcée à l’assureur, détaillant les mesures prises pour éviter la récidive ; 3) Envisager un recours au Bureau central de tarification (BCT) si votre activité est classée comme obligatoire par la réglementation. Cette procédure est longue mais souvent fructueuse pour les métiers légalement encadrés.
Existe-t-il des assureurs spécialisés dans ces risques particuliers ?
Quelques acteurs comme SMA BTP ou AXA Construction proposent des offres ciblées pour le déplombage et la mérule, sous réserve de validation par un audit technique. Les garanties restent cependant limitées dans le temps (5 ans maximum) et coûteuses. Pour des tarifs plus accessibles, les courtiers comme **AssurUp** ou **Baltis** sont recommandés pour leur expertise sur ces niches.
Les professionnels du déplombage et du traitement de la mérule peuvent contourner les refus d’assurance décennale en structurant de manière rigoureuse leurs dossiers techniques et en se tournant vers des acteurs spécialisés. Une certification adaptée, une documentation exhaustive et un accompagnement par un courtier dédié multiplient les chances de souscription. En 2026, la sécurisation de ces activités passe par une anticipation dès l’appel d’offres, évitant ainsi les contentieux futurs. L’enjeu ? Garantir la pérennité de votre activité tout en respectant les exigences légales qui protègent vos clients.






